Queen Mary 2 – La construction du paquebot

Queen Mary 2 - Construction

Queen Mary 2 aux chantiers de l’Atlantique de Saint Nazaire

Les dates clés

  • 16 janvier 2002 : découpe de la première pièce d’acier
  • 4 juillet 2002 : mise sur cale
  • 21 mars 2003 : mise à l’eau
  • 25-29 septembre 2003 : premiers essais Alstom en mer
  • 07-11 novembre 2003 : premiers essais armateur en mer
  • 8 Janvier 2004 : baptême par la Reine d’Angleterre

Quelques chiffres

  • 300 000 pièces d’acier ont été nécessaires pour la construction du navire et environ 1 500 km de soudures
  • 250 000 m2 de moquette
  • 80 000 points d’éclairage
  • 5 000 marches d’escaliers
  • 3 200 m2 de cuisine
  • 2 500 km de câbles électriques
  • 500 km de gaines, canalisations et tuyaux
  • 22 mètres, c’est la longueur de l’enseigne lumineuse  – hauteur 2m40
Queen Mary 2 - Construction

Queen Mary 2 aux chantiers de l’Atlantique de Saint Nazaire

Haute technologie et recherche de la performance

Bulbe du Queen Mary 2

Bulbe du Queen Mary 2

Pour assurer la propulsion du Queen Mary 2 à des vitesses pouvant aller jusqu’à 30 nœuds, une technologie impressionnante a été mise en oeuvre. Le navire est propulsé par une installation motrice évoluée et “écologique”, l’électricité étant générée par quatre moteurs diesel et deux turbines à gaz.

Les turbines à gaz sont situées sous et en arrière de la cheminée, en raison de la nécessité d’une entrée d’air largement dimensionnée. Cet emplacement réduit le besoin d’espace occupé par les gaines d’air. Les deux turbines à gaz General Electric LM2500+ développe chacune une puissance de 25 MW, soit pour chacune, l’équivalent de 81 000 chevaux. Les turbines tournent à 3 600 tr/min et entraînent un générateur via un réducteur mécanique. Elles sont alimentées en gasoil de qualité marine et ne sont généralement exploitées qu’en cas de besoin de propulsion à grandes vitesses du bâtiment.

Les quatre moteurs diesel produisent l’électricité. Ils ont été positionnés en partie basse du navire en raison de leur taille et de leur poids. Chaque groupe diesel présente une longueur de 12,50 m, une largeur de 4,40 m, une hauteur de 5,50 m et un poids de 217 tonnes. Les moteurs diesel ont été construits par Wartsila. Il s’agit de moteurs à architecture en V à 16 cylindres, d’un alésage de 460 mm et d’une course de 580 mm. Chaque groupe diesel tourne au régime de 514 tr/min et développe une puissance de 16,8 MW. Le carburant utilisé est du gasoil classique.

Un mode de propulsion unique en son genre pour une vitesse pouvant aller jusqu’à 30 nœuds tout en étant manoeuvrant et stable

Queen Mary 2 - PasserelleLe Queen Mary 2 comporte des pods Mermaid construits par les sociétés Kamewa et Alstom Powers Motors, deux filiales du groupe Rolls-Royce. Il s’agit du premier navire à passagers entraîné par quatre pods. Les deux ensembles avant sont fixes tandis que les deux ensembles arrière sont rotatifs sur 360 degrés afin d’assurer la commande de gouverne et les manœuvres du navire. Chacun de ces pods pèse 250 tonnes. L’ensemble totalise une puissance de propulsion de 86 MW.

Le paquebot dispose de trois propulseurs d’une puissance unitaire de 3,2 MW permettant la rotation du navire dans sa propre longueur au port, sans avoir à recourir à des remorqueurs. Le Capitaine actionne les propulseurs à l’aide de simples touches. Le navire est manœuvrable à l’aide d’un manche de type “joystick” en passerelle. Cette commande permet les déplacements latéraux ou angulaires, voire le maintien stationnaire sur un point fixe de la terre grâce à une localisation par satellite et par anémomètres. Le système met en œuvre les pods situés à l’arrière du navire et les propulseurs d’étrave situés à l’extrémité arrière. Cette subtilité permet d’éviter de jeter l’ancre lorsqu’il est nécessaire de préserver les fonds sous-marins. Là encore, la timonerie du Queen Mary 2 est très largement dimensionnée et conçue suivant les dernières technologies. Les écrans plats sont généralisés pour les affichages radar, les affichages de navigation, les systèmes de gestion de la sécurité, les systèmes de manœuvre, les affichages de gestion de la puissance, les indications de consommation d’eau, les transferts de lest et les radars météorologiques. Tous les écrans, strictement identiques, sont intercommutables, à la discrétion des opérateurs.

Queen Mary 2 - Passerelle

Queen Mary 2 - PasserelleLa vitesse normale de croisière se situe entre 24 et 26 nœuds  (45 et 48 Km/h), la puissance étant alors délivrée par les quatre moteurs diesels. La vitesse maximale est d’environ 30 nœuds (56 Km/h), la propulsion est alors assurée à la fois par les moteurs diesel et les turbines à gaz.

Le Queen Mary 2 est doté de quatre stabilisateurs repliables “Série VM”, construits par la Société Brown Brothers d’Edinburgh. Il s’agit d’éléments monoblocs de conception passive (c’est-à-dire n’intégrant pas de volets) et lorsqu’ils sont combinés, ces stabilisateurs assurent une réduction de roulis du navire de 90 %. Chaque stabilisateur pèse environ 70 tonnes, mesure 2,50 m de large, dépasse de 6,25 m la cote du navire et représente une surface de 15,63 m2. Il peut se déployer ou se rétracter en 30 secondes environ. En outre, le navire est doté d’une coque en acier extra-épaisse, lui conférant la résistance mécanique et la stabilité nécessaires pour les traversées transatlantiques.

Un souci de la perfection qui s’étend jusqu’à la sirène du paquebot

Le Queen Mary 2 est équipé de deux sirènes traditionnelles de type ‘Typhon’ qui sont situées à l’avant de la cheminée. La sirène située à tribord est la sirène originale du premier Queen Mary, aujourd’hui hôtel et musée dans le port de Long Beach en Californie. La sirène a été restituée à Cunard et a été reconditionnée par le fabricant d’origine Kockums Ab Sweden. Une copie de cette sirène a été commandée pour la construction du Queen Mary 2, de sorte que l’original et sa copie soient désormais montés sur une petite plate forme dans la cheminée. Le son caractéristique des deux sirènes (note très basse) peut s’entendre à plus de 16 Km.

Queen Mary 2 - Cheminée
la cheminée et les cornes de brume du Queen Mary 2

Escale inaugurale du Queen Mary 2 à Cherbourg le 14 avril 2004

Queen Mary 2

Queen Mary 2

Queen Mary 2
Queen Mary 2

Queen Mary 2

Queen Mary 2

Autres articles sur le Queen Mary 2

Article publié par Corinne Ancion

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s